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exemple de système de marquage sur une collection patrimoniale

RÉSUMÉ

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« UN PROBLÈME DONT LES PROFESSIONNELS SE SOUCIENT PEU :

CONSCIENTISER LE CHOIX D’UN SYSTÈME DE MARQUAGE EN BIBLIOTHÈQUE. »

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Accéder au mémoire

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Je me suis donc intéressée dans cette recherche à la cote et aux dispositifs utilisés pour la protéger. La cote renvoie à l’emplacement auquel on range l’ouvrage: elle est donc indispensable dès qu’une institution met un certain nombre d’ouvrages à disposition du public. Le fait qu’il soit si souvent pratiqué rend ce geste anodin. Il fait en effet partie des opérations les plus triviales qu’on pratique dans une bibliothèque. Mais cela a pour corollaire également que l’incidence de ces pratiques est très large. En outre, comme la cote sert à indiquer la position de l’ouvrage à quelqu’un qui le cherche, elle doit obligatoirement figurer à l’extérieur de l’ouvrage. Ainsi les matériaux utilisés pour le marquage sont en contact direct avec l’ouvrage. Et le système de marquage doit également être compatible avec tous les usages de consultation des ouvrages : il doit être facilement visible, doit résister aux manipulations, à l’ouverture du livre, aux mouvements que celle-ci entraîne, il doit remplir sa fonction sur toute la durée où l’institution estime que l’ouvrage est nécessaire. Bien que ces caractéristiques paraissent évidentes, je me suis aperçue pendant ce mémoire du point auquel il est difficile de les rencontrer.

Mes observations à la bibliothèque de l’ULB ont constitué le noyau dur de ma réflexion. Le système utilisé à la BSH est basé sur des étiquettes et films transparents autocollants. Ces matériaux sont simples à poser et la plastification compense les défauts du papier des étiquettes : il évite qu’elles s’arrachent, se salissent et ne deviennent illisibles, etc. Par contre, le système adhésif ne fonctionne bien que sur des surfaces fixes et immobiles. En effet, chaque mouvement participe à soulever un peu le film adhésif, or quand il est en contact avec l’air son vieillissement est accéléré. Cela pose particulièrement problème avec certaines reliures (anneaux, couverture en relief).  De plus, ces produits autocollants sont très difficiles à retirer : c’est possible –et encore, les matériaux en portent souvent les traces- mais seulement avec les moyens que peut déployer un restaurateur. Or, que ce soit à cause des matériaux eux-mêmes ou parce qu’une cote est souvent amenée à changer, le marquage a une durée de vie relativement courte par rapport à celle d’un ouvrage. J’ai donc été interpellée à la fois par le côté éphémère du marquage et à la fois par l’irréversibilité des matériaux utilisés. Et, peu à peu, j’en suis venue à me dire que le système autocollant –caractérisé par la fixité- était incompatible avec l’objet livre, profondément mobile.

   Les reliures à anneaux sont particulièrement peu compatibles avec les systèmes de marquage autocollants.

Ces constatations m’ont amenée à la conclusion que le système utilisé à la BSH n’était pas adéquat par rapport aux besoins de l’institution. Dans ce mémoire, j’ai tenté de traiter toutes les questions qui résultent de cette constatation : existe-t-il une alternative ?  La BSH pourrait-elle utiliser un autre système ? Quel système utilisent les autres bibliothèques ? Ceux-ci posent-ils les mêmes problèmes ? En sont-elles satisfaites ? Parmi ce qui caractérise une bibliothèque, qu’est-ce qui influence ses besoins en matière de marquage ?

Je me suis rapidement rendue compte que la bibliothéconomie se soucie peu du marquage. Dans les années soixante, une série d’articles ont bien été consacrés à la question, au moment justement de l’émergence des produits autocollants actuellement utilisés. Mais les questions qui se posent dans ces articles ne sont plus du tout d’actualité. D’autres documents traitent du marquage des biens culturels en général mais les livres posent des problèmes spécifiques. En outre, les bibliothèques forment un ensemble d’institutions aux aspirations et impératifs extrêmement divers.

Cette pratique du marquage m’a donc semblé à la fois problématique et l’objet de très peu de préoccupations. Mon but dans ce mémoire a été de mettre en évidence les besoins propres aux différents types de bibliothèques en matière de marquage pour tenter de proposer à ces différents types de bibliothèques un système qui leur soit adapté. J’ai réalisé une enquête à Bruxelles auprès d’une vingtaine de bibliothèques. Le but de celle-ci était de définir les besoins de ces institutions en matière de marquage. Et d’évaluer également le système qu’elles utilisaient. J’ai également réalisé une recherche extensive dans la bibliographie afin de rassembler le plus d’informations possible sur les systèmes de marquage existants et sur leurs caractéristiques. Mon but était de faire correspondre les deux : d’un côté les besoins des bibliothèques et, de l’autre, les caractéristiques de différents systèmes de marquage disponibles.

La Cambre mémoire exemple marquage 09   Le « Cotbook » présente une alternative intéressante, mais il n’est pas exempt de défauts.

Je n’ai rencontré –ni dans la bibliographie, ni à travers l’enquête- aucune alternative au système de marquage autocollant pour les livres courants. Ce système est le seul qui soit mentionné et utilisé. Je suis par contre arrivée au constat inverse pour les livres patrimoniaux : pour ceux-ci en effet, les solutions sont diverses et peuvent s’adapter à des besoins spécifiques et précis. Ce mémoire a mis en évidence le côté problématique des produits autocollants, leur utilisation « par défaut », le manque d’alternative.

La Cambre mémoire exemple marquage 08   La solution de marquage proposée par Linda Blaser pour les livres patrimoniaux semble représenter l’une des meilleures pistes, y compris pour les livres documentaires courants.

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